A la croisée entre psychanalyse et esthétique
Une intervention d’Isabelle Pignolet de Fresnes autour du livre de Marie Cardinal Les mots
pour le dire lors de la deuxième rencontre du séminaire Le psychanalyste et la supervision animé par Agnès Benedetti1 m’a fait me replonger dans un écrit que j’avais produit pour l’université il y a quelques années2. J’en livre ici une version remaniée.
« Or si vous considérez le vase dans la perspective que j’ai promue d’abord, comme un objet fait pour représenter l’existence du vide au centre du réel qui s’appelle la Chose, ce vide, tel qu’il se présente dans la représentation, se présente bien comme un nihil, comme rien. Et c’est pourquoi le potier, tout comme vous à qui je parle, crée le vase autour de ce vide avec sa main, le crée tout comme le créateur mythique, ex nihilo, à partir d’un trou. »
Jacques Lacan 3
Quoi de plus étranger, a priori, à la psychanalyse que ce à quoi nous ramène l’étymologie
du mot « Esthétique », à savoir la « sensation » ? En effet la clinique psychanalytique
s’appuyant sur l’association libre de l’analysant ne semble faire que peu de cas de ce qu’il
ressent, ses sensations semblant même parfois être mises entre parenthèses.
Marie Cardinal dans son livre Les mots pour le dire4 a pu témoigner à sa manière des effets
produits par cette mise entre parenthèse, décrivant comment, dès lors que sa plainte a pu
être entendue autrement que physiologiquement (elle souffrait d’une ménorragie
permanente) quelque chose d’un cheminement a pu commencer pour elle autour de ses
symptômes et aboutir à une forme de résolution, qui se poursuivra dans l’écriture, dans un « donner forme aux gribouillis de [ses] carnets5 ». Comme en échos à cette remarque
de Nietzche dans Ainsi parler Zarathoustra : « De tout ce qui est écrit, je n’aime que ce que l’on écrit avec son propre sang. Ecris avec du sang et tu apprendras que le sang est esprit6 ».
Ce qui est inscrit dans le corps n’est pas toujours ce qui semble de prime abord exprimé dans la plainte. « Je me réservais une surprise. Et s’il n’y avait rien ?7 » se demande Marie
Cardinal qui vérifie sans cesse la présence du sang qui coule. Quel est ce rien attendu et
redouté à la fois, là où quelque-chose ne cesse de couler au contraire ? Du rien à la chose...
La Chose ? Das Ding dont Lacan dans le séminaire VII nous dit « qu’au niveau des
Vorstellungen la Chose non pas n’est rien, mais littéralement n’est pas – elle se distingue comme absente, étrangère8 ». L’étymologie encore, quand bien même elle ne dit pas la
vérité d’un terme (il n’y a pas de terme originaire appréhendable dans l’archéologie du
langage), nous apprend que « rien » nous vient de « res » en latin, la chose. Au-delà des
péripéties historico-linguistiques qui ont permis cette transformation, quel est ce rapport si intime entre les deux ? « Passer à travers les mots c’est comme marcher dans la foule 9 »
écrit Marie Cardinal. Etrange « motérialité » bien connue de qui fréquente la psychose, cet
inconscient à ciel ouvert. La réponse du psychanalyste à sa plainte toute entière condensée
dans la déclaration « je suis exsangue » sera « cela ne m’intéresse pas, parlez-moi d’autre chose10 ».
Lacan dans le séminaire VI Le désir et son interprétation rappelle d’ailleurs l’originalité de
la psychanalyse : « Une analyse est une thérapeutique, dit-on. Disons que c’est un traitement, un traitement psychique 11». Il précisera dans Télévision qu’il s’agit de « tirer au clair l’inconscient dont vous êtes sujet12 ». Que l’on songe à l’hystérie et l’écart mis à
jour entre le symptôme tel qu’il se manifeste et ce dont il est la manifestation, un désir en
souffrance de ne pas trouver d’adresse, comme si des paroles étaient gelées. A ce propos
Pierre Delion dans son Séminaire sur l’autisme et la psychose infantile revient sur un récit
de Rabelais qui peut nous éclairer : dans le chapitre 55 du quart livre, Pantagruel et ses compagnons, qui naviguent sur la mer Glaciale, entendent des voix, comme surgies de nulle
part qui se révèlent être « cris, paroles, et bruits » n’ayant jamais été entendues, qui dégèlent à la faveur de conditions favorables13. Faire une analyse s’apparenterait-il à
naviguer sur une mer qui dégèle ? … Quoi qu’il en soit, une chose est sûre, la psychanalyse
n’est pas du coaching ou de la sophrologie par exemple et n’a pas pour but de permettre à
l’analysant de mieux « gérer son stress » en lui apprenant quelques stratégies ou en lui
donnant des explications (Lacan allait jusqu’à dire que ces thérapies pouvaient ramener au
pire). La psychanalyse n’impose pas le désir de l’analyste mais permet au sujet de trouver
sa solution, toujours singulière. Elle n’ajoute pas (du savoir, de la confiance, de l’estime de
soi, des compétences…), elle soustrait et elle aurait même tout intérêt à être une pratique
sans valeur soutenait Lacan14. La question de la psychanalyse c’est la question de la vérité,
de la vérité du sujet et non pas la soumission à un énième discours du maître. Comme l’écrit
Colette Soler dans Lacan, l’inconscient réinventé, « La psychanalyse ne connait certes pas
d’autre sujet que ce sujet sans incarnation, qui n’est qu’ombilic à la pure combinatoire de
la mathématique du signifiant, ombilic que la logique-même ne parvient pas à éliminer,
mais ce sujet n’est pas l’objet de la psychanalyse. Celui qu’elle accueille et qu’elle traite,
c’est celui qui souffre, et pas de n’importe quoi, d’une souffrance liée à la vérité, la vérité
qui engage l’objet de son fantasme, et même un peu plus : le vivant marqué par le
langage15 ».
Jean Oury disait « quand je rencontre un type délirant, pour que ça marche, j’y crois ; et il
croit que j’y crois ; et à ce moment-là, il me parle. Comme le dit Maldiney, c’est se mettre
dans le paysage de l’autre. Il est alors convaincu de ce qu’il dit, mais moi, pas du tout ! C’est
faire la distinction analytique, introduire le « moins un » par ce biais-là16 ». La rencontre
ainsi définie par Jean Oury, qui y croit et ne fait pas semblant d’y croire, n’est pas sans
rappeler le rapport à l’œuvre d’art. Y a-t-il là une sorte d’aire transitionnelle que l’on vient
partager ? Marcher par exemple dans les pas des héros de Kafka, réduits jusqu’à une initiale
parfois, K, aux prises avec une forme d’absurdité du monde et des autres, en quoi cela peut-
il constituer une expérience esthétique ? Une telle œuvre, destinée en grande partie à être détruite selon le vœu de son auteur, et qui a été interprétée de milles manières,
contextualisée, décontextualisée, recontextualisée, garde son mystère qui fait sa vérité.
Que l’on songe à Gregor Samsa, Joseph K ou K qui sont pris dans des situations terribles
autant que banales (inquiétante étrangeté familière) a priori sans rien avoir à se reprocher,
sans raison, mais malgré tout qui ressentent comme une forme de culpabilité (« coupable
mais pas responsable » pour inverser la formule de triste mémoire de Georgina Dufoix lors
du scandale dit « du sang contaminé »). Comme l’indique Lacan «…il ne doit point nous
suffire que quelqu’un s’accuse de quelque mauvaise intention pour que nous l’assurions qu’il n’en est point coupable17 ». De nombreux personnages de Kafka n’ont rien fait et
pourtant en payent le prix sans jamais trouver une quelconque garantie à leurs actes ;
devant qui s’en expliquer, ou combattre ? Il n’y a pas d’Autre de l’Autre. Finalement la mort,
tragiquement banale, est souvent au bout du chemin, comme finir par « faire un » avec ce
monde insaisissable ? Du rien au tout en somme. Une dette enfin acquittée ? Et pourtant
Joseph K après avoir, autant que faire se peut, aidé ses bourreaux pour que son exécution
se passe au mieux, tout en entrevoyant fugacement un salut possible (ne passant donc pas
malgré les évènements de l’impuissance à l’impossible), fait cet amer constat : « comme si
c’était la honte qui allait lui survivre ». Mais Kafka ne se réduit pas à Joseph K, pas plus qu’à
ses réflexions dans son Journal, il est aussi dans le récit-même de la mort de son
personnage, dont l’évocation de l’absurdité, du non-sens et de l’inéluctabilité confine au
sublime. N’est-ce pas ce qu’évoque Maurice Blanchot quand il écrit « La mort aboutit à
l’être : tel est l’espoir et telle est la tâche de l’homme, car le néant même aide à faire le monde, le néant est créateur du monde en l’homme qui travaille et comprend18 ».
Quel peut être ce néant créateur intimement lié à la mort ? Henri Rey Flaud nous rappelle
dans L’éloge du rien, à la suite de Lacan, que ne pas céder sur son désir, implique une place
vide, laissée vacante par une soustraction de jouissance. Ce n’est pas du rien que ce vide
mais l’espace laissé par une première trace effacée. A partir du théâtre de Molière, pris à
la lettre, il analyse les paroles de Sganarelle, Alceste et Don Juan comme paradigmatiques
de positions subjectives marquées par la croyance au semblant chez l’hystérique, par le
refus de l’impossible chez l’obsessionnel et le retrait devant l’insupportable chez le pervers. S’appuyant sur la lettre 52 et l’essai sur la dénégation de Freud, Rey Flaud développe les
conséquences de l’inscription des signes de perception comme première trace de la perte
et non pas comme vide ; il y a en quelque sorte du rien, mais pas du vide, un rien, trace de
la Chose, à partir duquel le sujet va se fonder. Les signes de perception « en tant que
marquages de cette perte sans nom, sont inscrits sans effet de temporalité pour constituer
une première mémoire immémoriale, gravée sur le corps du sujet, ce qui les exclut de cette autre mémoire en quoi consistera plus tard, l’inconscient représentatif19 ». L’exemple de la
trace découverte par Robinson Crusoé dont il ne restera que le cerne, développé par Lacan
dans son séminaire XI L’identification et repris par Rey Flaud illustre également à merveille
cette première relève. Et quand ça rate ? Quand ça ne fait pas trace ? Peut-être en avons-
nous une évocation littéraire dans La colonie pénitentiaire de Kafka, à travers cette machine
qui inscrit longuement et mortellement dans la chair le crime à expier. Inscrit dans le réel
du corps.
Bien souvent la poésie précède la philosophie et la science. Freud déclare d’ailleurs que
« les écrivains sont de précieux alliés et il faut placer bien haut leur témoignage car ils
connaissent d’ordinaire une foule de choses entre le ciel et la terre dont notre sagesse
d’école n’a pas encore la moindre idée » et il poursuit « ils nous devancent de beaucoup
nous autres hommes ordinaires, notamment en matière de psychologie, parce qu’ils
puisent là à des sources que nous n’avons pas encore explorées pour la science20 ». Que
l’on songe aux Présocratiques et à la puissance évocatrice des fragments qui nous sont
parvenus. Remettre en question les évidences, ce qui saute aux yeux, reste la première
étape de toute démarche artistique, précédant même en cela la pensée scientifique. S’agit-
il alors de faire table rase de ce qui a précédé ? Platon, à travers le mythe de la caverne
développé dans le livre 7 de La République décrit de quelle manière le philosophe qui veut
avoir accès à la lumière doit se séparer des illusions communes et du règne de l’opinion
pour accéder à quelque vérité, parlant même d’un « arrachement » pour ce faire. Seul un
sujet libéré des dogmatismes de son temps peut devenir sujet de la connaissance et
s’engager dans une démarche scientifique, et une démarche esthétique, les deux étant
intimement liés pour Platon (le Bien et le Beau). Est-ce à dire que l’on part de « rien », que l’on fait fi des connaissances que l’on pensait
posséder jusque-là ? Pas exactement, et d’ailleurs Gaston Bachelard, auteur de La poétique
de l’espace, qui insiste sur le fait que l’opinion n’est jamais de la science, montre bien
cependant que les préjugés ne sont pas à négliger, car ils sont une forme de connaissance
imparfaite, contre (on peut ici jouer sur la polysémie du terme) laquelle va s’établir la
science, à partir d’une rupture épistémologique. Il écrit qu’« il est impossible de faire d’un
seul coup table rase des connaissances usuelles, […] on ne peut rien fonder sur l’opinion :
il faut d’abord la détruire. Elle est le premier obstacle à surmonter ». Comment ne pas y
voir ce que Jean Oury à la suite de Tosquelles nomme « transcendance » : « ça ne
commence pas par la tête mais par les pieds ! Savoir où on met les pieds. On laisse des
traces ; et l’on sait bien que c’est à partir des traces qu’il y a du symbolique, à condition
qu’on fasse fonctionner la pulsion de mort, la vrai, pas la destruction ; c’est-à-dire d’effacer
les traces pour qu’advienne le signifiant, pour en arriver à l’inscription ». On peut trouver
une belle illustration d’une proto-transcendance dans les pages, très anthropomorphiques,
que Jack London consacre aux premiers mois de vie de Croc Blanc dans son livre éponyme,
suite à la mort de la mère et du frère du louveteau : « De toute manière, même les petites
créatures, de la plus minuscule à la plus gigantesque, obéissaient à la loi unique, immuable,
absolue du Wild : mangez ou soyez mangés. Il va de soi que le louveteau n’énonçait pas
cette loi de cette manière, ni ne la trouvait juste ou injuste. Il ne la définissait même pas. Il
se contentait de l’accepter comme une des données de son existence, au même titre que
l’air qu’il respirait ou l’eau qu’il buvait ». Le Wild de London est déjà une forme de
traduction de Das Ding, tentative de donner un visage, un sens, voire un semblant de valeur
morale au vide, à l’absence.
Jean-Daniel Causse dans son cours sur Kierkegaard disait que pour ce dernier « la vraie
pensée […] c’est celle qui propose l’essentiel sous une forme paradoxale : là où l’on pense
qu’il n’y a rien, que c’est tout à fait négligeable, c’est là que se trouve ce qu’il faut
considérer21. » Autrement dit la vérité est du côté de la subjectivité. Une subjectivité
toujours insaisissable, en mouvement, lieu d’une dialectique et non d’une synthèse, toujours entre-deux et non substance22. Forme paradoxale si bien exprimée par Mallarmé :
« Je dis : une fleur ! et, hors de l’oubli où ma voix relègue aucun contour, en tant que
quelque chose d’autre que les calices sus, musicalement se lève, idée même et suave, l’absente de tous bouquets23 ». N’est-ce pas aussi ce que nous dit Lacan quand il écrit « La
parole apparaît […] donc d’autant plus vraiment une parole que sa vérité est moins fondée
dans ce qu’on appelle l’adéquation à la chose : la vraie parole s’oppose ainsi
paradoxalement au discours vrai, leur vérité se distinguant par ceci que la première
constitue la reconnaissance par les sujets de leurs êtres en ce qu’ils y sont intér-essés,
tandis que la seconde est constituée par la connaissance du réel, en tant qu’il est visé par le sujet dans les objets24 ». La reconnaissance n’est pas la connaissance.
Cette force évocatrice propre à la fonction poétique Roman Jakobson a tenté de
l’identifier : « Comment la poéticité se manifeste -t-elle ? En ceci que le mot est ressenti
comme mot et non comme simple substitut de l’objet nommé ni comme explosion
d’émotion. En ceci, que les mots et leur syntaxe, leur signification, leur forme externe et
interne ne sont pas des indices indifférents de la réalité mais possèdent leur propre poids et leur propre valeur25 ». Il y a une jouissance des mots, qui échappe autant qu’on ne lui
échappe pas, tant elle nous constitue, n’est-ce pas ce que Lacan a cherché à approcher
quant à la suite d’un lapsus il a parlé de lalangue, en un seul mot.
Jean Daniel Causse dans une intervention sur la tour de Babel précise que « le mythe
postule que la réalité sociale, le monde des humains, repose sur une perte de la totalité qui
est tout à la fois générique et singulière. C’est l’incomplétude qui constitue le lien social en
ce qu’elle permet la circulation infinie d’objets qui tous représentent ce qui manque à chacun26 ». Quand l’Eternel descend sur terre et confond les hommes, il rend le langage « à
son essentielle équivocité qui empêche la clôture du sens et qui ouvre un espace pour
recevoir son nom au lieu de devoir sans cesse se le forger par une identification où l’on finit
par confondre la vérité de son être avec un reflet de soi-même27 ». L’espace rendu aux hommes par l’équivocité du langage est la condition même de l’humanité. Chacun est isolé
mais l’ensemble tient par le trou. Le langage, qui vient de l’Autre, fait trou, qui fait aussi
solution pour qui s’y engage et consent à l’impossible. Ainsi Derrida peut écrire : « Il n’y
aura pas de nom unique, fût-il le nom de l’être. Et il faut le penser sans nostalgie, c’est-à-
dire hors du mythe de la langue purement maternelle ou purement paternelle, de la patrie
perdue de la pensée. Il faut au contraire l’affirmer, au sens ou Nietzsche met l’affirmation en jeu, dans un certain pas de la danse28. Ainsi se fait jour la fonction poétique de
l’interprétation en psychanalyse (Lacan parlait de poacte), délestée de sa valeur esthétique
au sens strict, consistant plutôt en un geste éthique qui peut permettre du nouveau à partir
du rien. Lacan nous avertit de préserver cette fonction : « Plus nous sommes proches de la
psychanalyse amusante, plus c'est la véritable psychanalyse. Par la suite, ça se rodera, ça se fera par approximations et par trucs29 ».
Fabien Rouger
Mars 2023
Notes
- Dans le cadre de l’association L’@psychanalyse, à Montpellier.
- Art, culture, psychanalyse, Anne BOURGAIN-WATTIAU, Master Psychanalyse, Montpellier.
- Lacan Jacques, Séminaire livre VII L’éthique de la psychanalyse, Seuil, 1986, page 146.
- Cardinal Marie, Les Mots pour le dire, Le Livre de Poche, 2002.
- Ibid. page 215.
- Nietzsche Frédéric, Ainsi parlait Zarathoustra, Le Club du meilleur livre, Paris, 1958, page 36.
- CARDINAL Marie, Les Mots pour le dire, Le Livre de Poche, 2002, page 11.
- LACAN Jacques, Séminaire livre VII L’éthique de la psychanalyse, Seuil, 1986, page 78.
- CARDINAL Marie, Les Mots pour le dire, Le Livre de Poche, 2002, page 13.
- Ibid. page 35
- LACAN Jacques, Séminaire livre VI Le désir et son interprétation, Editions de La Martinière, 2013, page 11.
- LACAN Jacques, Télévision, Seuil, 1974, page 67.
- DELION Pierre, Séminaire sur l’autisme et la psychose infantile, Editions érès, 2004, pages 120-121.
- RODRIGUES Lucie, La psychanalyse, une pratique sans valeur ? , intervention du 3 avril 2021, Regroupement Master Psychanalyse, Université Paul Valéry Montpellier 3.
- SOLER Colette, LACAN, l’inconscient réinventé, Presses Universitaires de France, 2009, page 5.
- OURY Jean, Actes des Rencontres de Saint Alban, 2003, page 48.
- LACAN Jacques, Réponse au commentaire de Jean Hyppolite in Ecrits, Seuil, 1966, page 395.
- BLANCHOT Maurice, De Kafka à Kafka, folio essais, 1994, page 60.
- REY-FLAUD Henri, L’éloge du rien, Seuil, 1996, page 20.
- FREUD Sigmund, Le délire et les rêves dans la Gradiva de W. Jensen, folio essais, 1991, page 141.
- CAUSSE Jean-Daniel, Kierkegaard, la subjectivité et l’expérience mélancolique, Cours Département de Psychanalyse Université Paul Valéry Montpellier 3, inédit.
- « Un signifiant est ce qui représente un sujet pour un autre signifiant ». Lacan, Subversion du sujet et dialectique du désir, Ecrits, Paris, Seuil, 1966, page 819.
- MALLARME Stéphane, Crise de vers, in Poésies, PML, Paris, 1995, page 196.
- LACAN Jacques, Variantes de la cure-type in Ecrits, Seuil, 1966, page 351.
- JAKOBSON Roman, Questions de poétique, Seuil, Paris, 1973, page 124.
- CAUSSE Jean-Daniel, La tour de Babel, Totem et Tabou, et l’éthique du sujet dans le champ social in Joseph Rouzel, Travail social et psychanalyse, Editions Champ social, 2005, page 58.
- Ibid. pages 60-61.
- DERRIDA Jacques, La différance in Théorie d’ensemble, Collectif, Seuil, 1968, page 66.
- LACAN Jacques, Séminaire I, Les écrits techniques de Freud, Seuil, 1991, page 91.
Citer ce texte
Fabien Rouger, « À partir du rien », L’@psychanalyse, 1 avril 2023. En ligne : https://www.apsychanalyse.org/textes/fabien-rouger-a-partir-du-rien (consulté le JJ/MM/AAAA).